Joe Jonas veut nous parler de sexe... et il a des choses à dire.

Pendant des années, on lui a interdit d'adresser ce sujet, que ce soit dans sa musique ou lors de ses interviews. "Hollywood Records, qui appartenait à Disney, travaillait beaucoup avec la chaîne Disney et évidemment, du fait de notre âge, il fallait faire attention à ce qu'on écrivait et ce qu'on disait", explique Joe au magazine Notion en parlant des débuts musicaux des Jonas Brothers. "On ne pouvait pas être trop sexuels ou trop romantiques d'une certaine façon. Et c'est dur, parce qu'en même temps, on grandit et on veut parler des expériences que l'on vit en tant que jeunes adultes."

Joe Jonas, Notion

Pantelis/Notion

Les pressions exercées sur le trio pop pour avoir une image parfaite à cette époque étaient immenses. "On travaillait avec Disney en 2007 quand le scandale des photos nues de Vanessa Hudgensa éclaté. On a entendu les responsables en parler, et ils nous disaient qu'ils étaient fiers qu'on ne commette pas les mêmes erreurs, ce qui montrait bien qu'on n'avait pas droit à l'erreur", a expliqué la star de Camp Rock. "On ne voulait décevoir personne, ni nos parents, ni nos fans, ni nos employeurs, alors on s'est mis une pression énorme, le genre de pression qu'aucun adolescent ne devrait subir."

Aujourd'hui, l'interprète de "Body Moves" n'a plus ces contraintes.

Joe Jonas, Notion

Pantelis/Notion

Faire partie de DNCE permet à Joe d'explorer un côté plus adulte de lui-même, de manière plus artistique. "J'étais plus jeune, beaucoup plus jeune, quand j'étais dans les Jonas Brothers. Maintenant que je suis plus âgé, je peux vivre de nouvelles expériences, ne serait-ce que quand je suis en tournée ou que je voyage, vu que je suis adulte. On sort boire quelques verres après le concert. C'est déjà différent de ce que je faisais d'habitude. On rentrait dans le bus de tournée, on allait se coucher ou on regardait un film", a expliqué l'interprète de "Cake by the Ocean". "C'était sympa et tout, mais ces expériences que je vis maintenant, tout seul, en tournée, c'est génial."

Joe, qui se mouille pour le 74e numéro de Notion spécial "School Spirit", a toujours été intrigué par le sexe. Bien qu'il soit resté vierge jusqu'à 20 ans (comme ses frères, il portait une bague de pureté), Joe était un grand consommateur de porno. "J'ai utilisé mon adresse pour m'inscrire à ces sites, et je l'ai fait sept jours d'affilée", a expliqué le chanteur. "Un mois plus tard — et, au passage, mon père était pasteur à l'époque — pendant une ou deux semaines, je recevais une carte postale avec une femme nue dessus disant quelque chose du genre « Repasse nous voir, Joe », « Tu nous manques beaucoup » ou « Petit coquin. Repasse nous voir.»"

Ce ne serait pas du goût de Hollywood Records.

Joe a des sentiments mitigés sur la personnalité qu'il a véhiculée. "Je ne le souhaite à personne, [mais] ça m'a modelé pour devenir la personne que je suis aujourd'hui. Mais d'un autre côté, c'est dur de dire que c'est mal parce que je suis comme un livre ouvert, il y a peu de sujets que je refuse d'aborder. On fait une obsession sur la discrétion de nos jours, car vous êtes des enfants qui vivent dans un monde d'adultes", explique le chanteur. "Je plains les jeunes artistes qui vivent la même chose."

Grandir sous l'œil du public est toujours assez délicat. "C'est un équilibre étrange que les artistes doivent gérer", explique Joe, "savoir comment montrer sa maturité sans en mettre plein la vue."

Notion 74 est déjà en vente.

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