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Susan Schneider, Wife, Robin Williams

Kevin Mazur/WireImage

Cela fait deux ans que Robin Williams nous a quittés, mais sa veuve, Susan Schneider Williams, continue de sensibiliser l'opinion publique sur la maladie mentale qui a conduit à son suicide, la démence à corps de Lewy.

Dans un essai touchant intitulé "Le terroriste dans le cerveau de mon mari", Susan parle des derniers mois de son mari et comment la maladie qu'il ignorait avoir lui a coûté la vie. Expliquant que ses symptômes ne correspondaient à aucune maladie précise, Susan déclare qu'il était limité au niveau physique (il souffrait par exemple de maux d'estomac et avait peu d'odorat) et au niveau mental.

"Une fois l'hiver installé, la paranoïa, les hallucinations, les répétitions, l'insomnie, l'amnésie et un niveau élevé de cortisol — pour ne citer que quelques-uns de ses problèmes — se faisaient plus fréquents", écrit-elle. "La psychothérapie et l'assistance médicale étaient devenues constamment nécessaires pour essayer de gérer ces problèmes qui ne semblaient pas liés."

Mais le plus dur, explique-t-elle, c'est quand l'acteur d'Aladdin n'arrivait pas à se souvenir de son texte pendant le tournage d'Une Nuit au musée 3. "La perte de mémoire et son incapacité à contrôler son anxiété le rongeaient", écrit-elle. Un mois avant sa mort, Robin a découvert qu'il souffrait de la maladie de Parkinson et bien que cette réponse lui apportait un certain réconfort, il continuait de souffrir.

"Il n'arrêtait pas de me dire : « Je veux redémarrer mon cerveau », explique Susan. "Quand nous étions au cabinet du neurologue et qu'il nous expliquait ce que cela signifiait exactement, Robin a eu l'occasion de poser les questions qui le démangeaient. "Il a dit : « J'ai la maladie de Parkinson ? Suis-je sénile ? Suis-je schizophrène ? ». Et quand le médecin a répondu : « Non », Robin n'a pas eu l'air satisfait.

Bien que son état a continué à empirer, Susan se rappelle du dernier jour qu'ils ont passé ensemble. Cette journée lui avait redonné l'espoir que sa santé pourrait s'améliorer. "On a fait toutes les choses qu'on adorait faire le samedi, pendant la journée et le soir, c'était parfait... comme un long rendez-vous amoureux", écrit Susan. "Dimanche soir, je sentais qu'il allait mieux. Quand on est allés se coucher, comme d'habitude, mon mari m'a dit : « Bonsoir, mon amour » et il a attendu ma réponse habituelle : « Bonsoir, mon amour ». Ces mots résonnent encore dans mon cœur aujourd'hui."

Elle termine son essai en remerciant les médecins et scientifiques qui continuent leurs recherches sur cette maladie. "Merci pour tout ce que vous faites et ce que vous êtes sur le point de faire."