Angelina Jolie ne peut cacher son émotion quand elle discute du conflit syrien dans lequel des milliers d'enfants sont déplacés dans des camps de réfugiés en Jordanie.

L'actrice vient de faire sa 4e visite dans ces camps depuis le début du conflit il y a 5 ans, et elle n'a pu s'empêcher d'imaginer comment ses enfants réagiraient s'ils devaient vivre une telle tragédie.

"Certains enfants ici ne se souviennent que de cet environnement difficile et désertique avec ses clôtures de barbelés", a-t-elle déclaré aux journalistes, en sa qualité d'envoyée spéciale du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés vendredi. "Il y a des adolescents ici qui portent les traces mentales et physiques du conflit, plus de la moitié des réfugiés en Jordanie ont moins de 18 ans. Mes enfants ont leur âge."

Angelina a six enfants avec Brad Pitt Maddox, 15 ans, Pax, 12 ans, Zahara, 11 ans, Shiloh, 10 ans, et les jumeaux Knox et Vivienne, 8 ans.

Elle a pensé à eux en ajoutant : "Comme tout parent, il m'est impossible d'imaginer mes enfants dans cette situation, et ça me brise le cœur."

Angelina Jolie

Demotix / Splash News

Pour l'actrice, le but de cette visite est d'alerter l'opinion publique sur ces camps de réfugiés avant l'assemblée générale des Nations Unies prévue cette semaine. Elle souhaite qu'on se concentre sur "les causes profondes du conflit syrien et sur ce qu'il faudrait faire pour y mettre un terme".

Angelina a ainsi expliqué : "Après 5 ans, les réfugiés ne veulent pas savoir de combien de pourcentage leur vie pourrait être améliorée mais plutôt quand ils pourront rentrer chez eux. Ils ne veulent pas seulement recevoir une aide, ils veulent une solution politique."

Et l'actrice de poursuivre : "Je souhaite une belle fête de l'Aïd aux familles en Jordanie, et dans cette région. Mes pensées vont vers ceux qui ne vivent pas dans la joie et la célébration mais dans l'exil."

Angelina était retournée dans la plaine de la Bekaa au Liban en mars, date du 5e anniversaire du conflit syrien. À l'époque, elle avait exhorté les chefs d'État et les gouvernements à continuer d'aider les millions de réfugiés.

"D'après moi, il s'agit de comprendre la loi, de choisir de ne pas avoir peur et de faire preuve de volonté politique", avait-elle dit à l'époque. "Pour le bien du peuple syrien, et pour les réfugiés du monde entier qui se tournent désespérément vers la communauté internationale pour qu'elle trouve des solutions, j'espère que c'est ce que nous ferons."

Et Angelina de conclure : "J'espère également que le 15 mars prochain verra enfin une Syrie en paix, et que ce sera le début du retour, afin que ces réfugiés puissent rentrer chez eux comme ils le souhaitent."

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