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Donald Trump

Slaven Vlasic/Getty Images

Donald Trump a bien offert ses condoléances et ses prières à tous ceux qui ont été affectés par l'horrible attaque dont a été victime Charlie Hebdo à Paris mercredi. Il est également allé sur son compte Twitter pour partager ses vues très controversées sur les lois anti-armes et sur ce qui, selon lui, aurait pu permettre d'éviter une telle tragédie.

"Si les gens qui ont été tués si violemment à Paris avaient été armés, au moins, ils auraient eu une chance de se défendre", a-t-il écrit. "N'est-il pas intéressant de noter que la tragédie de Paris a eu lieu dans un des pays où les lois anti-armes sont les plus strictes au monde ?"

"Souvenez-vous", a-t-il ajouté, "quand les armes sont hors la loi, seuls les hors-la-loi sont armés !"

Sans surprise, les commentaires du milliardaire américain ont provoqué l'indignation sur Internet. Le mot "abruti" a été souvent utilisé tandis que d'autres ont répondu avec mépris et incrédulité à l'insensibilité de ses tweets. Le producteur Scott Goldberg, par exemple, a envoyé le tweet suivant à Donald : "Il a fallu que vous fassiez ce commentaire imbécile au lendemain d'une tragédie juste pour faire parler de vous, pas vrai ? #idiot #crétin"

Ellie Goulding a également remarqué le tweet et a posté un lien sur son compte Instagram des tweets de Donald avec un petit commentaire : "Quel idiot" (elle a ensuite effacé la capture d'écran de son compte).

Les tweets politiques de Trump ne se sont pas arrêtés là. Quelques heures après son coup de gueule sur le contrôle des armes, il a retweeté des messages d'une trentaine de fans suggérant qu'il se présente à la présidence des États-Unis, une fonction qui a déjà titillé par le passé le milliardaire proche des Républicains modérés. Rien qu'en novembre dernier, le magnat de 68 ans, qui critique fréquemment l'actuel président américain, Barack Obama, expliquait à Newsmax qu'il pensait "sérieusement" se présenter à la plus haute fonction en 2016.

"Je vais observer, je vais étudier, je vais voir qui se présente et je vais regarder ce qui va se passer dans l'autre camp," a-t-il renchéri. "Le pays va très mal... On est ridiculisés de toute part et partout. Il n'y a qu'à voir ce qui se passe sur le plan militaire, etc. Je vais étudier ça très sérieusement et après on verra ce qui se passe."

Bien évidemment, toutes les vues de Donald ne sont pas très appréciées du public américain. Jeudi, par exemple, il envoyait un tweet à propos de la crise climatique mondiale : "Il y a des records de froid partout aux États-Unis et ailleurs dans le monde, alors où est le réchauffement de la planète, on en aurait bien besoin maintenant !"