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Glenn Close, Oscars 2014

Jason Merritt/Getty Images

Qu'elle travaille au grand écran ou sur une scène à Broadway, Glenn Close est une véritable star.

Mais avant de devenir un grand succès hollywoodien, l'actrice a vécu une enfance difficile à imaginer. Il s'avère qu'elle a passé une partie de son enfance dans une secte du nom de "Moral Re-Armament."

"On n'avait le droit de ne rien faire, en gros. On vous faisait culpabiliser pour tout désir non naturel", a expliqué Close dans le nouveau numéro du Hollywood Reporter. "Si vous parlez à qui que ce soit qui était dans un groupe qui dicte comment vous êtes censé vivre et ce que vous êtes censé dire, et ce que vous êtes censé ressentir, de l'âge de sept ans à l'âge de 22 ans, cela a un impact profond sur vous."

C'est son père, le Dr William Taliaferro Close, qui a d'abord rejoint la secte. Malheureusement, ce n'est que quand Close s'est inscrite au College of William & Mary qu'elle a pu s'enfuir.

"Je faisais des rêves, car je ne suis jamais allée voir de psychiatre", a-t-elle expliqué. "Je faisais ces rêves, et ils ont commencé par un sentiment de trahison, puis ça a évolué jusqu'à ce que je puisse dire à ces gens : «Vous avez tort.» Et dans la dernière incarnation de ces rêves, je pouvais calmement me lever et m'en aller. Après ça, je n'ai plus fait de rêves."

Malgré son état d'esprit fragile, Close a dit que la secte n'avait jamais essayé de la récupérer. Au lieu de ça, elle a pu suivre ses rêves et vivre une vie heureuse à sa manière.

De retour à Broadway dans "A Delicate Balance" d'Edward Albee, Close pense que sa réussite est due au fait qu'elle a pu pardonner à la secte, même si elle l'a empêchée de vivre une enfance normale.

"J'ai toujours pensé que vu comment fonctionne la vie, c'est à l'enfant de pardonner", a-t-elle dit. "C'est ainsi. Le pardon est sans doute le concept le plus révolutionnaire dans notre monde. Sans pardon, on perpétue ce qui s'est passé avant. Il faut dire : «Cela va s'arrêter avec moi.»"