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Natalie Portman, Eating Animals, Book Cover

Steve Granitz/ Getty Images; Amazon

D'abord, elle admet avoir pratiqué l'automutilation. Maintenant, elle traite les mangeurs de viande de criminels. Ne vous y trompez pas, Natalie Portman est une vraie adulte, et pas une pauvre petite âme jeune et sensible.

Dans un essai pour le Huffington Post digne de son éducation à Harvard, l'actrice et activiste pour les droits des animaux a exposé son dévouement pour le végétalisme et son opinion, selon laquelle ceux qui choisissent de manger de la chair fraîche sans penser aux implications morales de leurs actions, pourraient tout autant s'appeler Roman Polanski.

L'actrice de 28 ans — à qui le végétalisme semble réussir — commence de manière plutôt inoffensive, disant qu'elle doit au livre Eating Animals de Jonathan Safran Foer sa transition de 20 ans de végétarisme vers le végétalisme (qui évite tout produit dérivé d'animaux).

"J'ai toujours été timide quand il s'agissait de critiquer les choix des autres, car je déteste quand les gens me le font à moi", a-t-elle écrit. "On me pose souvent des questions sur mon végétarisme (par exemple : «Et si vous apprenez que les carottes ressentent la douleur aussi ? Que mangerez-vous alors ?»).

"J'ai aussi eu peur de donner l'impression d'en savoir plus que les autres... une position historiquement risquée (On me rappelle souvent que «Hitler était aussi végétarien, vous savez.») Mais ce livre m'a rappelé que certaines choses sont tout simplement immorales."

C'est là qu'arrive la criminalisation des carnivores.

Rejetant la réflexion simpliste : "C'est bon, c'est pour ça que j'en mange", Portman soutient l'argument de Foer, selon lequel un peu plus de réflexion à table ne ferait de mal à personne... et surtout à nos amis les bêtes.

"Il postule que les égards... davantage pour être polis envers ses camarades de table plutôt que pour soutenir ses propres idéaux, seraient absurdes s'ils étaient appliqués à toute autre croyance (par exemple, je ne crois pas au viol, mais si ça peut faire plaisir à mes hôtes, très bien.)

Et si sensationaliser l'acte de manger de la viande (et au passage, minimiser la gravité du viol) peut aider à prouver son argument, très bien aussi, apparemment.

Mais il faut bien accorder à Portman que ses détails sur les "copieuses quantités de merde de cochon vaporisées dans les airs" ne manqueront pas de faire flancher même le plus avide mangeur de bacon...

Décidément, ils savent enseigner l'art de la syntaxe à Harvard.